Mécanisme comptable qui répartit le coût d'une immobilisation sur sa durée d'utilisation, plutôt que de le déduire en une fois.
Au régime réel, l'amortissement du bien et du mobilier réduit votre résultat fiscal — mais il ne peut jamais, à lui seul, créer ou aggraver un déficit. La fraction non déduite est reportée sans limite de durée.
Calculé automatiquement par composant du bien (terrain exclu), avec prorata la première année de mise en service.
La part d'amortissement qui n'a pas pu être déduite au titre d'un exercice, faute de résultat suffisant pour l'absorber.
Reporté sans limite de durée, en attendant un exercice bénéficiaire — distinct du déficit, qui lui se périme après 10 ans.
Bénéfices industriels et commerciaux — la catégorie fiscale dont relève la location meublée.
La location meublée relève toujours des BIC, à la différence de la location nue, qui relève des revenus fonciers (déclaration distincte).
Un impôt local dû par les activités professionnelles, y compris la location meublée.
Une exonération s'applique l'année civile de création de l'activité, mais elle ne dispense pas d'une déclaration initiale distincte (formulaire 1447-C). Une fois payée, elle est déductible à 100 %, sans prorata d'usage personnel.
Le montant du capital d'un emprunt qu'il reste à rembourser à une date donnée.
C'est une dette, pas une charge : le remboursement du capital n'est jamais déductible du résultat fiscal, et le CRD n'entre à aucun moment dans le calcul de la plus-value de revente.
Suivi dans le module Emprunt, et utilisé dans le simulateur de revente pour calculer le capital réellement disponible après la vente.
Un résultat fiscal négatif provenant de vos charges déductibles (hors amortissement).
Reportable sur les bénéfices LMNP des dix années suivantes ; passé ce délai, la part non utilisée est perdue. S'impute avant l'amortissement différé lorsqu'un exercice redevient bénéficiaire.
Un fichier normalisé contenant l'ensemble des écritures comptables de l'exercice, dans un format réglementaire précis.
Obligatoire au régime réel : c'est le document que l'administration peut demander en cas de contrôle, distinct de la liasse fiscale elle-même.
Un bien dont le coût s'amortit sur plusieurs années, plutôt que de se déduire en une fois.
Mobilier, électroménager, travaux d'amélioration, le bien lui-même : leur nature détermine s'ils sont immobilisés, pas seulement leur montant — une tolérance existe pour certains biens de faible valeur sous 500 € HT.
L'ensemble des formulaires permettant de déclarer le résultat de l'activité au régime réel, notamment la 2031 et ses annexes 2033.
Télétransmise depuis votre espace professionnel, avant que le résultat ne soit repris sur votre déclaration de revenus personnelle (2042-C-PRO) — deux démarches distinctes.
Le statut fiscal qui s'applique automatiquement lorsque deux conditions sont réunies simultanément : recettes de location meublée supérieures à 23 000 €, ET supérieures aux autres revenus d'activité du foyer fiscal.
Un basculement qui change plusieurs choses à la fois — régime social, traitement des déficits, fiscalité de la revente — pas seulement le taux d'imposition. LMNPilot ne gère pas le LMP.
Le statut fiscal d'un loueur en meublé lorsque les deux conditions de qualification du statut professionnel (LMP) ne sont pas réunies simultanément.
Le statut par défaut pour la plupart des propriétaires qui louent un bien meublé en dehors de leur activité principale.
Un régime fiscal simplifié, avec un abattement forfaitaire sur les recettes, sans déduire aucune charge réelle.
L'abattement et le plafond de recettes applicables dépendent du classement du bien (meublé classé ou non). Aucune charge, ni amortissement, ne peut être déduit séparément sous ce régime.
Le gain calculé à la revente, base du calcul de l'impôt et des prélèvements sociaux dus sur la cession.
Depuis la loi de finances 2025, les amortissements fiscalement déduits pendant la location sont réintégrés dans ce calcul — ce n'est plus une donnée neutre par rapport à vos années de location.
Le régime qui permet de déduire les charges déductibles effectivement supportées et, sous conditions, l'amortissement des biens immobilisés.
Suppose une comptabilité complète (journal, immobilisations, liasse fiscale) — c'est le régime pour lequel LMNPilot est conçu.
Recettes moins charges moins amortissement complet — le résultat qui décrit fidèlement votre activité, en montants comptables pleins.
Sert de base au résultat fiscal, mais ne lui est pas identique : des retraitements (réintégrations, déductions) séparent les deux.
Le résultat comptable retraité (réintégrations, déductions) qui détermine le montant réellement imposable.
C'est ce résultat, pas le solde de votre compte bancaire ni le résultat comptable, qui sert de base à votre impôt.
Le numéro qui identifie votre activité de location auprès de l'administration.
Obtenu via une déclaration de début d'activité au guichet unique, dans les quinze jours suivant le début effectif de la location.
La part d'un bien immobilier qui n'est jamais amortissable, par opposition à la construction.
Il n'existe pas de pourcentage standard pour déterminer sa valeur : elle se recherche, à partir de comparables ou de l'acte d'achat, plutôt que de s'appliquer selon un taux forfaitaire.
Une charge qui profite à la fois à l'activité de location et à votre usage personnel du bien.
Copropriété, fluides, taxe foncière, assurance, intérêts et assurance d'emprunt, amortissement du bien et du mobilier : ces charges suivent le prorata d'usage personnel si vous vous réservez des semaines dans l'année.
Une charge strictement liée à la commercialisation du bien, indépendante de votre usage personnel.
CFE, frais de gestion (expert-comptable, OGA, logiciel), commissions de plateforme, conciergerie/agence, ménage des séjours : déductibles à 100 %, sans prorata, même si vous occupez le bien une partie de l'année.
La quote-part non déductible appliquée aux charges mixtes lorsque vous vous réservez des semaines d'occupation dans l'année.
Proportionnel au temps où le bien vous a été réservé plutôt que commercialisé — à ne pas confondre avec une année d'activité partielle (première année de location), qui suit une autre logique de prorata temporis.
Renseigné dans le Budget prévisionnel ou déduit automatiquement des périodes bloquées dans l'agenda des réservations ; reconduit d'une année sur l'autre sans ressaisie.
Une partie du bâti isolée pour être amortie sur sa propre durée, distincte du reste de la construction.
Le bâti se ventile en cinq composants (gros œuvre, façades/étanchéité, installations techniques, agencements, second œuvre), chacun avec son poids et sa durée — le gros œuvre, le plus lourd (environ 55 % de la valeur), s'amortit sur 75 ans.
La ventilation par composant est calculée automatiquement à partir de la valeur du bâti renseignée.
Le coût d'achat d'un bien, diminué de l'amortissement déjà pratiqué à une date donnée.
Tant qu'un mobilier ou un équipement n'a pas atteint la fin de sa durée d'amortissement, il conserve une VNC — qui doit sortir de la comptabilité si vous vous en séparez avant la fin (vente, don, mise au rebut).
Calculée automatiquement à la date de sortie que vous indiquez, avec le prorata d'amortissement jusqu'à cette date.
La vente d'un bien immobilisé — mobilier, équipement, ou le bien immobilier lui-même.
Si le prix de vente d'un mobilier dépasse sa valeur nette comptable, l'écart est une plus-value imposée dans le résultat courant (BIC) — un régime distinct de celui de la plus-value immobilière, qui s'applique uniquement à la revente du bien lui-même.
Le retrait d'un bien immobilisé sans vente — casse, don, ou simple abandon d'usage.
La valeur nette comptable restante devient une perte de l'exercice, qui vient réduire votre résultat de l'année.
La perte constatée lorsque le prix de vente d'un bien immobilisé est inférieur à sa valeur nette comptable.
Concerne surtout la revente de mobilier ou d'équipement avant la fin de son amortissement — à ne pas confondre avec la moins-value immobilière, qui n'existe pas fiscalement pour la revente du bien lui-même (seules les plus-values sont imposées).
La règle qui empêche l'amortissement déductible d'une année de créer ou d'aggraver un déficit.
L'excédent non déduit est reporté sans limite de durée (amortissement différé), en attendant un exercice bénéficiaire qui puisse l'absorber — il n'est jamais perdu.
Le document qui prouve la réalité d'une charge déduite — facture, avis d'imposition, attestation d'intérêts d'emprunt.
Une déduction sans justificatif peut être rejetée lors d'un contrôle, même légitime sur le fond. La conservation est obligatoire pendant au moins 6 ans pour un LMNP au réel.
Analysés et rattachés automatiquement à l'écriture correspondante lors de l'import.
Les soldes de clôture d'un exercice, repris comme soldes d'ouverture de l'exercice suivant.
Garantissent la continuité du bilan d'une année sur l'autre — un stock d'immobilisation ou un déficit reporté n'apparaît pas « de nulle part » au 1er janvier, il vient des à-nouveaux de l'exercice précédent.
Le calcul au nombre de jours réellement écoulés, plutôt qu'en année pleine.
S'applique à l'amortissement de la première année d'activité (démarrer en juillet n'ouvre droit qu'à environ un semestre d'amortissement) — un mécanisme séparé du prorata d'usage personnel, qui lui ne concerne pas le point de départ mais les semaines d'occupation.
La valeur estimée d'un bien à une date donnée, sur le marché, indépendamment de son prix d'achat d'origine.
Sert de base d'amortissement pour un bien déjà possédé avant son entrée dans l'activité de location (résidence secondaire familiale, bien hérité, ancien micro-BIC jamais amorti) — pas le prix d'achat d'origine, ni la valeur au jour où vous démarrez la location si celle-ci a lieu plus tard.
Les frais versés au notaire lors de l'achat d'un bien — droits d'enregistrement, émoluments, débours.
Trois options de traitement fiscal : déduction immédiate (recommandée), amortissement sur 5/7/20 ans, ou intégration au bien. Depuis la loi de finances 2025, ils sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente, quelle que soit l'option choisie.
Les frais liés à l'obtention d'un prêt — frais de dossier, de garantie bancaire, de courtage.
Déductibles, assimilés aux frais d'emprunt et non aux frais de notaire — souvent oubliés parce que réglés avant la création officielle de l'activité.
L'assurance qui garantit le remboursement du prêt en cas de décès, invalidité ou incapacité de l'emprunteur.
Déductible comme charge financière lorsqu'elle se rapporte à l'activité de location — au même titre que les intérêts, et distincte du remboursement du capital, jamais déductible.
Un ensemble de contributions (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) qui s'ajoutent à l'impôt sur le revenu.
Deux taux distincts à ne jamais confondre : 18,6 % sur le revenu locatif meublé annuel, 17,2 % sur la plus-value immobilière à la revente — ce ne sont pas les mêmes prélèvements sociaux appliqués deux fois, ce sont deux assiettes différentes.
Une réduction progressive de la plus-value imposable, calculée selon le nombre d'années de détention du bien.
Exonération totale d'impôt sur le revenu au bout de 22 ans de détention, exonération totale des prélèvements sociaux au bout de 30 ans — ces abattements s'appliquent à la plus-value avant réintégration des amortissements.
La cotisation due à la Sécurité Sociale des Indépendants une fois affilié, calculée sur le bénéfice réel.
Taux de 35 à 45 % du bénéfice, avec une cotisation minimale d'environ 1 100 €/an due même à résultat nul ou déficitaire — un plancher fixe, pas un pourcentage qui peut tomber à zéro.
Le rattachement obligatoire au régime social des indépendants lorsque les recettes de location meublée dépassent 23 000 € (courte durée) ou basculent en LMP.
Le seuil social n'est jamais annualisé, contrairement au seuil fiscal de qualification LMNP/LMP pour une première année partielle — et dépasser ce seuil ne déclenche aucune formalité au guichet unique, seulement une démarche auprès de l'URSSAF.
Un montant de recettes qui déclenche deux effets distincts selon l'angle sous lequel on le regarde.
Côté fiscal, c'est l'une des deux conditions cumulatives de qualification LMP (annualisée en cas de première année partielle, sur la date d'acquisition du bien) ; côté social, c'est le seuil d'affiliation SSI pour la location de courte durée (jamais annualisé). Deux mécaniques différentes derrière le même chiffre.
Un logement ayant obtenu un classement en étoiles (1 à 5) délivré après visite par un organisme agréé.
Le classement touche quatre sujets distincts : l'abattement micro-BIC (sans effet au régime réel), la taxe de séjour payée par le voyageur, une éventuelle exonération de CFE, et le régime social au-delà du seuil de 23 000 €.
Une taxe locale collectée auprès des voyageurs et reversée à la commune.
Le classement du meublé change son mode de calcul : un bien non classé paie un pourcentage du prix de la nuitée, un bien classé un tarif fixe par personne et par nuit selon sa catégorie d'étoiles.
Un impôt local annuel dû par le propriétaire d'un bien immobilier.
Une charge mixte, déductible dans la limite du prorata d'usage personnel si vous occupez le bien une partie de l'année — à la différence de la CFE, charge commerciale déductible à 100 %.
Le document annuel remis par la banque détaillant les intérêts, l'assurance et le capital remboursés sur votre prêt.
La pièce justificative de référence pour déduire les intérêts et l'assurance emprunteur — le capital remboursé, lui, n'est jamais déductible.
Analysée automatiquement pour ventiler intérêts, assurance et capital sur l'exercice.
Les semaines où le bien vous est réservé plutôt que commercialisé à la location.
Rien n'interdit d'occuper un bien loué en meublé — la contrepartie est une quote-part non déductible sur les charges mixtes et l'amortissement, au prorata du temps réservé.
Renseigné dans le Budget prévisionnel ou déduit automatiquement de l'agenda des réservations.
Le pourcentage prélevé par Airbnb, Booking ou une autre plateforme sur le montant d'une réservation.
Une charge commerciale déductible à 100 %, sans prorata — mais le seuil des 23 000 € et le chiffre d'affaires micro-BIC se comptent sur le montant brut de la réservation, pas sur le net perçu après commission.
Une location conclue sans passer par une plateforme intermédiaire (virement, chèque, espèces).
Suit les mêmes règles de déclaration que toute autre recette locative — l'absence de plateforme ne change ni le seuil des 23 000 €, ni l'obligation de justifier chaque encaissement.
Une assurance qui couvre un logement dont le propriétaire n'occupe pas lui-même les lieux à titre principal.
Généralement recommandée voire exigée par la copropriété pour un bien loué en meublé — une charge mixte, réduite au prorata si vous occupez le bien une partie de l'année.
Une activité de location meublée qui propose, en plus du logement, au moins trois des quatre services hôteliers (accueil, ménage en cours de séjour, fourniture de linge, petit-déjeuner).
Change le régime de TVA applicable — un sujet hors du périmètre de LMNPilot, qui ne gère pas la para-hôtellerie ni la TVA.
La plateforme unique de déclaration des formalités d'entreprises, qui a remplacé les anciens centres de formalités des entreprises.
C'est là que se dépose la déclaration de début d'activité qui attribue le numéro SIRET — mais dépasser le seuil des 23 000 € ne déclenche aucune formalité à ce niveau, la démarche sociale se fait directement auprès de l'URSSAF.
La formalité qui immatricule votre activité de location meublée et vous attribue un numéro SIRET.
À déposer dans les quinze jours suivant le début effectif de la location — pas la date de décision, ni celle de l'achat du bien. Conditionne tout le reste : sans SIRET, ni espace professionnel ni déclaration fiscale ne sont possibles.
La formalité qui met fin à votre activité de location meublée et entraîne la radiation de votre SIRET.
Se dépose auprès du guichet unique, sur un principe symétrique à la déclaration de début d'activité — les délais exacts applicables méritent d'être vérifiés au moment où vous en avez besoin.
Un professionnel habilité à tenir, contrôler ou certifier une comptabilité.
N'est pas une obligation légale pour un LMNP au réel, mais son avis reste précieux sur les points de jugement — nature exacte d'une dépense ambiguë, situation patrimoniale atypique, arbitrage entre stratégies fiscales.
Une vérification par l'administration fiscale de la conformité de votre déclaration.
Porte souvent sur la justification des charges déduites (voir Justificatif) et la cohérence du FEC — d'où l'intérêt de conserver systématiquement les pièces, y compris pour des dépenses anciennes déjà amorties.
Ce glossaire couvre 53 termes. Une notion manque ou reste floue ? Consultez l'article détaillé lié à chaque fiche, ou notre guide LMNP de A à Z.